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    Sirven Auduc - 1 mai 2006: ... L être humain n est que le projet qu il se donne, et pour lequel il agit. Qui a dit que la jeunesse n avait pas de projet?
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    69 % des français mécontents de Sarkozy.  Et vous?
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    l'agitation et ...un niveau de compétences
    relativement faible
    Ce soir, le petit caporal a demandé à son copain du Fouquet’s, -le ci-devant Jérôme Bellay – de lui organiser une superproduction au cours de laquelle il a de nouveau choisi la brosse à reluire de J-P Pernaut pour tenter de se faire briller dans les foyers des honnêtes gens. Voilà d’ailleurs une bonne raison de trouver mille attraits aux productions des autres chaines, quelle que soit la mauvaise foi qu’il y faudra.
    Sur le fond, on sait déjà que le petit caporal va tout faire pour nous persuader que grâce à sa légendaire énergie et à son indétournable détermination, il a réussi à entrainer tous les autres de Bruxelles sur ses positions d’homme d’état compétent, responsable, clairvoyant et surtout courageux. Il va nous dire, en filigrane, que nous ne savons pas la chance que nous avons qu’il soit là et qu’il veille ! Il va nous dire, au bout du compte et d’une manière qu’il voudra subliminale, que nous devons lui faire confiance et que nous devrions évidemment lui garder cette confiance pour les cinq ans qui viennent.
    Et pourtant, que dire de la réalité des choses. Ce nouveau sommet européen, savamment mis en scène accouche, une fois encore, de la désespérance, à l’exception de deux bonnes nouvelles toutefois :
    • la réduction de la dette grecque qui intervient bien trop tard au regard d’une situation dramatiquement insupportable faite au peuple grec. Mais il faut acter cette bonne nouvelle.
    • l’obligation faite aux banques de se recapitaliser sur des fonds privés, qui, elle aussi, intervient bien tardivement, est une bonne mesure. Dont acte.
    Tout le reste est beaucoup plus anxiogène pour l’avenir qu’il n’est rassurant. Et, si Sarkozy aimerait nous faire croire le contraire, c’est bien l’austérité généralisée à toute l’Europe qui a été une nouvelle confirmée la nuit dernière. Rien ne change pour l’avenir parce que Merkel refuse obstinément que des dispositions soient prises pour faire évoluer la construction économique européenne vers des solutions politiques. La préservation des intérêts allemands n’est pas euro-compatible.
    La question du statut de la Banque Centrale Européenne est révélatrice. Au lieu d’en faire un outil au service de l’économie européenne, en rachetant par exemple les dettes nationales des états, les Allemands exigent qu’elle reste cantonnée à son rôle de vigile sur la monnaie européenne ce qui la rend parfaitement inopérante quant au financement des dettes publiques. Sarkozy a beau remuer les épaules, s’agiter dans tous les sens, ça n’impressionne personne. Il est face à la position allemande d’une servile complaisance – sans doute pas par choix, mais par incapacité sinon par incompétence. La manière dont il a décrédibilisé, avec ses gouvernements ou avec ceux auxquels il a participé, le pilotage de l’économie nationale de la France ne lui confère évidemment aucune autorité. Seule, l’histoire de la construction européenne milite encore pour la survivance du couple franco-allemand. Et si ce n’était le respect du à cette histoire, il y a fort à parier que Merkel aurait d’autres priorités que les affichages avec Sarkozy.
    Autre point sensible, c’est celui du Fonds Européen de Stabilité Financière qui, avec la garantie des États, a vocation à racheter les dettes publiques des États les plus en difficulté. Mais pour ça, il faut abonder ce fonds. Décision est prise de faire appel aux marchés financiers, ainsi qu’à la Chine qui va investir dans les obligations du Fonds Européen. Au bout du compte, on crée ainsi un double risque de dépendance :
    • celle des marchés financiers puisqu’à partir de là, la place s’offre à nouveau à la spéculation financière
    • celle de la mise sous tutelle chinoise de l’économie européenne, donc des économies nationales des États membres.
    On ne peut pas dire qu’ainsi, on ait assisté à une avancée considérable, susceptible de mettre l’Europe et l’économie européenne à l’abri des manœuvres qui sont à l’origine de la crise.
    Dans le même temps, l’accord porte sur la réduction massive des déficits publics. On sait que dans l’esprit de Sarkozy- comme dans celui de tous les libéraux de la nuit blanche de Bruxelles – ça signifie poursuite du démantèlement des services publics, augmentation des ponctions multiples, réduction des acquis sociaux… ce sont de nouveau les français, des plus modestes à ceux des couches moyennes, qui devront continuer à se serrer la ceinture face à ces cures d’austérité réitérées et amplifiées. Vue sous l'angle étroit de son champ d’investigations, la politique de réduction des déficits publics pour Sarkozy, c’est une contribution toujours plus forte de ceux qui n’en peuvent plus déjà pour racheter les choix coupables de cadeaux, d’aisance fiscale, de préservation des profits auxquels il s’est livré avec l’impudence de ceux qui font d’autant plus facilement de cadeaux que ce sont les autres qui en font les frais.
    Mais cette politique de rigueur infligée à la grande masse des consommateurs, c’est un acte d’homicide volontaire perpétré contre l’économie nationale qu’elle engage irrémédiablement dans une récession durable.
    Aujourd’hui la Grèce puis demain l’Espagne, l’Italie, sans compter le Portugal et l’Irlande… y a-t-il vraiment de quoi se réjouir des conclusions d’un sommet qui ne contribue qu’à marquer une étape supplémentaire dans l’amplification de la crise ?
    Car, à bien y regarder, les pompiers pyromanes s’en donnent à cœur joie.
    Les agences de notation posent des verdicts péremptoires, sans autre forme de contrôle ; ces verdicts servent de signal de lancement aux opérations de spéculation et contribuent à animer les petites marionnettes que le système financier manipule avec délice et ostentation. Celle du petit caporal – toujours prompt à faire du zèle quand il s’agit de se faire mousser- est de loin la plus agitée.
    Non ! Décidément, l’homme n’est pas à la hauteur de la tâche et ses alter européens sont comme lui, bien plus motivés par le manège des egos que par l’urgence d’élaborer une solution politique.
    La preuve, s’il fallait encore la faire, que toute cette famille de libéraux, assumés ou non, n’a aucun projet européen. Ils pataugent dans le marigot, englués dans les boues du marché unique et font semblant d’être importants. Seraient-ils vraiment les seuls à ne pas savoir que sur le marché, ceux qui tirent les ficelles ne sont pas ceux qui font semblant de le croire.
    Pendant qu’ils s’amusent à se croire importants, les peuples souffrent.
    « Toute cette affaire, (la crise) je suis frappé par le fait qu’elle est traitée dans l’agitation et avec un niveau de compétence relativement faible. » (RTL – 26/10/2011) dit V. Giscard d’E. .
    Puisqu’il le dit….
    27 octobre 2011
    Salauds de malades !
     
    Avec ses manières de stigmatiser les gens, les traitant au passage de racaille voire de pauv'cons, le petit caporal autoritaire s'en est pris une fois encore à ces salauds de malades qui volent la collectivité en fraudant la sécu.
    S'il n'est évidemment pas question de se bercer d'angélisme en niant toute fraude aux organismes de solidarité sociale, il est utile d'entendre ceux dont le rôle consiste précisément à débusquer les fraudeurs.
    E. Dellacherie exécute à ce titre une mission qui lui permet d'appréhender honnêtement la juste valeur des choses...où l'on apprend que les fraudeurs ne sont pas là où les dénonce le petit caporal.
    A lire, c'est assez court mais clair!....
    Pour autant, la réaction ne s'est pas fait attendre, depuis le temps qu'il en rêvait, et le médiocre professeur de morale a convoqué ses subalternes ministres pour qu'ils fassent adopter  au parlement la punition que méritent bien ces gueux de fonctionnaires: une journée de carence en cas de malaldie... mesure d'équité dirent-ils d'abord , rapport aux salariés du privé qui, eux,  "bénéficient" déja de trois jours de carence...
    après tout, je n'ai rien contre une mesure d'équité, même si j'ai tendance à penser que, dans le cas présent, l'équité aurait consisté à supprimer les trois jours de carence pour aligner le régime des salariés du privé sur celui des fonctionnaires !
    ...las, non seulement l'argument de l'équité était un faux argument, mais c'est surtout une malhonnêteté de plus puisque les salariés se voient infliger une journée de carence supplémentaire.
    Salauds de malades, tous des tricheurs... en face de quoi les manières de voyou du petit caporal autoritaire vont bien finir par vous faire rentrer dans le rang ! Non mais.
    15/11/2011
     
    La richesse de notre architecture démocratique.
     
          Bien que nous ne disposions pas encore des résultats définitifs du premier tour de la primaire citoyenne, il est évident qu’un évènement historique s’est produit hier, 9 octobre, au cœur de la démocratie française.
    La foule des participants en est témoin : c’est à une aspiration profonde des citoyens que la gauche socialiste a répondu hier en redonnant enfin du sens à la vie politique. Et les remerciements appuyés pour cet acte de rénovation courageux de la vie politique qui nous ont été adressés tout au long du scrutin n’avaient rien de surfait.
          Évidemment, le parti socialiste –qu’il a fallu bousculer un peu (c’est une litote) pour le convaincre de cette nécessaire adhésion à une pratique nouvelle d’écoute de l’expression populaire citoyenne- sort grandi par l’initiative de la confrontation sereine et singulière qu’il a initiée.
          La première victoire s’est gagnée là, sur l’audace et le courage de rendre aux citoyens leur droit à faire autrement de la politique. Et de la même façon que nous l’avions vécu en 2005 lors de la campagne référendaire sur le Traité constitutionnel européen, nous avons pu vérifier que l’aspiration au débat politique des françaises et des français  était intacte. Les caciques, quels que soient les oripeaux dans lesquels ils se drapent en ont pris pour leur grade. Et c’est une excellente nouvelle pour la santé de notre démocratie ! Ni les sondeurs, ni les éditorialistes, ni quelque tenant que ce soit de l’ordre des choses établi n’ont réellement influencé le cours du scrutin C’est en électeurs libres que les participants se sont prononcés, déjouant pronostiques et projets de carrière.
         Dans des conditions d’organisation toutes particulières, bousculant les habitudes électorale, 2,5 millions de citoyennes et de citoyens se sont déplacés pour cette primaire et d’ores et déjà il semble acquis pour tous les acteurs républicains, tous les observateurs de la vie publique que l’évènement démocratique du 9 octobre est irréversible. À l’exception des partis autoritaires, tous entreront, d’une manière ou d’une autre, dans la démarche initiée par les socialistes pour le choix et la désignation de leurs candidats.
       Charge aux partis politiques d’animer autrement le débat, d’impulser des dynamiques de courants de pensée, d’accepter une réelle diversité d’analyse et de proposition en leur sein et surtout, surtout d’abandonner enfin leurs pratiques séculaires d’appareils à gérer les carrières politiques.
        Car au bout du compte, ce qu’on a pu mesurer ce 9 octobre, c’est que dans un cadre d’orientation fixé par l’adhésion collective à des valeurs et des principes républicains communs, les électeurs goûtaient tout particulièrement la liberté qui leur était offerte de marquer leur préférence pour telle ou telle autre sensibilité particulière.
         C’est toute la richesse de notre architecture démocratique : mesurer le poids de nos sensibilités respectives pour ensemble construire une offre politique qui épouse au mieux les contours de l’espérance populaire qu’on veut porter.
     
           Et c’est bien là l’enjeu de l’entre deux tours !
    10 octobre 2011
         
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